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Cancer du poumon: moins d'examens invasifs inutiles avec un test génomique

SAN ANTONIO, 10 octobre 2018 (APMnews) - Le recours à un test génomique (Percepta*, Veracyte) après bronchoscopie non concluante pour des nodules pulmonaires permet de classer les patients selon leur risque de cancer et éviter des examens invasifs supplémentaires, selon des données en vie réelle présentées mardi au congrès de l'American College of Chest Physicians (ACCP), à San Antonio.
Ces données, présentées en session orale, proviennent d'une étude intermédiaire à un an d'un registre multicentrique prévu sur trois ans pour évaluer l'impact du test en vie réelle chez des patients avec des nodules pulmonaires suspects, potentiellement cancéreux, indique Veracyte dans un communiqué.
La bronchoscopie est souvent utilisée pour évaluer les lésions pulmonaires mais sa sensibilité est limitée quand il s'agit de détecter des tumeurs malignes. Un test analysant l'expression génique des cellules épithéliales bronchiques a démontré son intérêt pour améliorer la performance diagnostique de la bronchoscopie, à la fois sa sensibilité et sa valeur prédictive négative (cf dépêche du 18/05/2015 à 15:15), rappellent le Dr Hans Lee de la Johns Hopkins University à Baltimore et ses collègues dans le résumé de leur communication.
Lorsque la bronchoscopie ne permet pas de conclure, le test Percepta* développé par Veracyte permet d'identifier les patients qui doivent être surveillés par tomodensitométrie plutôt que de passer d'autres examens invasifs supplémentaires.
Les chercheurs ont analysé les données de suivi à un an des patients inclus dans 40 centres, qui ont été renseignées de manière prospective dans un registre.
Dans cette cohorte de 655 patients, 399 avaient une bronchoscopie non concluante et étaient dans les indications du test, c'est-à-dire qu'ils n'avaient pas d'antécédent de cancer, qu'ils fumaient ou étaient d'anciens fumeurs. La majorité des lésions (77%) étaient inférieures à 30 mm, périphériques (72%), solides (73%) et situées dans le lobe supérieur (55%).
L'analyse intermédiaire porte sur 289 patients, dont 245 avaient un risque de cancer considéré comme intermédiaire sur la base des données cliniques et des antécédents tabagiques. Sur la base de l'analyse génomique, 32% de ces patients avec un risque intermédiaire ont été reclassés à faible risque. Parmi les 44 patients initialement considérés à faible risque, 52% ont été reclassés à très faible risque après analyse génomique.
Parmi les patients dont le risque de cancer bronchique a été revu à la baisse, le taux de procédures invasives recommandées par le médecin est passé de 41% à 18% pour le groupe à risque initialement intermédiaire et de 9% à 0% pour le groupe à risque initialement faible.
Au total, le recours aux tests invasifs supplémentaires a baissé de 59%.
A un an de suivi, 83% des patients dont le risque de cancer a été revu à la baisse avec le test génomique n'avaient pas subi d'autres examens invasifs.
Ces données en vie réelle confirment l'intérêt du test génomique pour classer les patients selon leur risque de cancer et réduire le nombre de procédures invasives inutiles, concluent les chercheurs.
ld/nc/APMnews

 
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