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L’acceptation que la douleur soit un problème de santé a cheminé dans la représentation collective. Culturellement la douleur a longtemps été considérée comme rédemptrice. L’évolution des connaissances physiologiques et pharmacologiques, associée à l’évolution des mentalités et des croyances, ont permis d'améliorer la prise en charge de la douleur.

La recherche a permis de mettre en évidence les mécanismes complexes de la douleur et a facilité le développement de nouvelles stratégies de prises en charge. Cependant, les opioïdes sont restés les piliers dans la prise en charge de la douleur aiguë.

Cependant, les douleurs survenant au cours de la maladie cancéreuse sont des douleurs parfois complexes : plusieurs sites douloureux, douleurs de mécanismes différents (douleurs par excès de nociception, douleurs neuropathiques, douleurs mixtes), douleurs de causes différentes (douleurs dues à la maladie, douleurs iatrogènes, douleurs liées aux soins ou gestes). Il peut y avoir de véritables syndromes douloureux chroniques complexes qui nécessitent une prise en charge spécifique, pluridisciplinaire.

La prise en charge de la douleur nécessite un temps d’évaluation initiale en utilisant des référentiels validés mais également une réévaluation régulière du soulagement obtenu sous traitement et de la tolérance de ce traitement.



RECOMMANDATIONS
  • L’institut National du Cancer (INCa)

♦ Consulter la fiche repère Douleur en cancérologie : état des connaissances (juin 2010)

 

♦ Consulter le guide d'information Douleur et cancer : prévenir et soulager la douleur tout au long de la maladie (juin 2007). 

 

  • La Société Française de l’Etude et du Traitement de la Douleur (SFETD) met en ligne des documents consultables relatifs à la prise en charge de la douleur.

♦ Consulter le site de la SFETD http://www.sfetd-douleur.org/accueil/index.phtml

 

  • L'objectif du programme SOR (Standards, Options et Recommandations) à destination des professionnels de santé est d'améliorer la qualité de la prise en charge des patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens des documents d'aide à la décision médicale contenant une information accessible et actualisée.

♦ Consulter Standards, Options et Recommandations pour la prise en charge des douleurs provoquées lors des ponctions lombaires, osseuses et sanguines chez l’adulte atteint de cancer

icon Rapport intégral RPC 2005

icon Plaquette 2005

 

♦ Consulter Standards, Options et Recommandations pour la prise en charge des douleurs provoquées lors des ponctions lombaires, osseuses et sanguines chez l’enfant atteint de cancer.

icon Rapport intégral RPC 2005

icon Plaquette 2005

Mise à jour le Mardi, 29 Mars 2011 09:23
 
EVALUATION

Outils d’évaluation de la douleur

Un certain nombre d’outils validés sont utilisés en pratique clinique.

 

♦ Consulter Standards, Options et Recommandations pour l’évaluation de la douleur chez l’adulte et l’enfant atteints d’un cancer (mise à jour).

icon Rapport intégral RPC 2003

icon Rapport abrégé RPC 2003

 

♦ Consulter l'échelle ALGOPLUS qui a été spécifiquement développée pour évaluer et permettre la prise en charge des douleurs aiguës chez un patient âgé pour tous les cas où une auto-évaluation fiable n'est pas praticable (troubles de la communication verbale). L'utilisation d'Algoplus est ainsi particulièrement recommandée pour le dépistage et l'évaluation des :

- pathologies douloureuses aiguës (ex : fractures, post-op, ischémie, lumbago, zona, rétentions urinaires...)

- accès douloureux transitoires (ex : névralgies faciales, poussées douloureuses sur cancer...)

- douleurs provoquées par les soins ou les actes médicaux diagnostiques

L'échelle comporte cinq items (domaines d'observation). La présence d'un seul comportement dans chacun des items suffit pour coter «oui » l'item considéré. La simple observation d'un comportement doit impliquer sa cotation quelles que soient les interprétations étiologiques éventuelles de sa pré existence.

En pratique, pour remplir la grille, observer dans l'ordre : les expressions du visage, celles du regard, les plaintes émises, les attitudes corporelles et enfin le comportement général.

Chaque item coté « oui » est compté un point et la somme des items permet d'obtenir un score total sur cinq. Un score supérieur ou égal à deux permet de diagnostiquer la présence d'une douleur avec une sensibilité de 87% et une spécificité de 80% et donc d'instaurer de façon fiable une prise en charge thérapeutique antalgique. Il est ensuite nécessaire de pratiquer régulièrement de nouvelles cotations. La prise en charge est satisfaisante quand le score reste strictement inférieur à deux.

http://www.doloplus.com

 

♦ Consulter l’échelle d'évaluation comportementale de la douleur chez les personnes âgées présentant des troubles de la communication verbale. DOLOPLUS se présente sous la forme d'une fiche d'observation comportant dix items répartis en trois sous-groupes, proportionnellement à la fréquence rencontrée (cinq items somatiques, deux items psychomoteurs et trois items psychosociaux).

Chaque item est coté de 0 à 3 (cotation à quatre niveaux exclusifs et progressifs), ce qui amène à un score global compris entre 0 et 30. La douleur est clairement affirmée pour un score supérieur ou égal à 5 sur 30.

 

♦ Consulter EVENDOL qui est une échelle validée pour évaluer la douleur de l’enfant de moins de 7 ans aux urgences grâce à 5 items comportementaux :
► Expression vocale ou verbale : pleure et/ou crie et/ou gémit et/ou dit qu’il a mal
► Mimique : a le front plissé, et/ou les sourcils froncés et/ou la bouche crispée
► Mouvements : s’agite et/ou se raidit et/ou se crispe
► Positions : a une attitude inhabituelle et/ou antalgique, et/ou se protège et/ou reste immobile
► Relation avec l’environnement : peut être consolé et/ou s’intéresse aux jeux et/ou communique avec l’entourage

 

♦ Consulter le QUESTIONNAIRE DN4 qui est un outil de repérage des douleurs neuropathiques

Ce questionnaire comporte 7 items pour l’interrogatoire du patient et 3 items d’examen clinique. Ces 10 items sont regroupés dans 4 questions :
o Questions 1 et 2 (7 items) : le praticien interroge le patient et remplit le questionnaire.
o Questions 3 et 4 (3 items) : à partir de l’examen clinique, le praticien remplit les données.

A chaque item, il doit apporter une réponse OUI ou NON.
A la fin du questionnaire, le praticien comptabilise les réponses, 1 pour chaque OUI et 0 pour chaque NON. La somme obtenue donne le score du patient, noté sur 10. Si le score du patient est égal ou supérieur à 4/10, le test est positif.

Mise à jour le Jeudi, 21 Avril 2011 14:59
 
TRAITEMENT

L’Analgésie

 

♦ Consulter la Table Pratique d’équiantalgie des opioïdes forts dans la douleur cancéreuse par excès de nociception

 

♦ Consulter Standards, Options et Recommandations sur les traitements antalgiques médicamenteux des douleurs cancéreuses par excès de nociception chez l’adulte (mise à jour)

icon Rapport intégral RPC 2002

icon Rapport abrégé RPC 2002

 

La Douleur Neuropathique

 

♦ Le "National Institute for Health and Clinical Excellence" (NICE) est l'équivalent de la Haute Autorité de Santé au Royaume-Uni. Il produit des recommandations de bonne pratique, des standards de qualité et pilote une base de données nationales pour améliorer la qualité et la sécurité des soins. Le NICE a publié en mars 2010 des recommandations pour la prise en charge pharmacologique des douleurs neuropathiques de l'adulte.

 

♦ L'International Association for the Study of Pain (IASP) publie régulièrement sur son site des lettres thématiques, accessibles à tous sur son site Internet.

Consulter les lettres concernant les douleurs neuropathiques :

Prise en charge pharmacologique de la douleur neuropathique (novembre 2010)

Diagnostic et classification de la douleur neuropathique (septembre 2010)  

Mise à jour le Lundi, 26 Mars 2012 10:44
 
ENQUETE NATIONALE 2010

      Télécharger le document

Cette enquête, réalisée sous l’égide de l’INCa en 2010 avec l’Institut BVA, a été menée auprès de 1507 patients atteints de cancer traités en ambulatoire, avec pour principal objectif de préciser l’état des lieux des modalités de prise en charge de la douleur en France.

Mise à jour le Lundi, 26 Mars 2012 10:39
 


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