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Dépistage organisé du cancer du col: le prélèvement en milieu liquide généralisé

PARIS, 20 avril 2018 (APMnews) - Le programme national de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus se fera avec la généralisation du prélèvement en milieu liquide, par différents professionnels de santé pouvant inclure les biologistes et les infirmières, peut-on lire dans le projet d'arrêté sur le cahier des charges du futur programme, dont APMnews a eu copie.
Le dépistage organisé du cancer du col doit être mis en place en 2018, conformément au 3e plan cancer, rappelle-t-on. Il constitue également l'une des 25 mesures de la stratégie nationale de santé (SNS) présentées il y a un mois par le premier ministre et la ministre des solidarités et de la santé.
Le projet d'arrêté rappelle que l'objectif de la généralisation est de "réduire l'incidence et le nombre de décès par cancer du col de l'utérus de 30% en 10 ans, en atteignant 80% de taux de couverture dans la population cible [toutes les femmes de 25 à 65 ans] et en rendant le dépistage plus facilement accessible aux populations vulnérables et/ou éloignées du système de santé".
Ce programme comprend "l'envoi d'invitations et de relances" à toutes celles qui n'ont pas fait de dépistage dans les trois dernières années, "le suivi de toutes les femmes dont le test de dépistage est positif", la "rationalisation" et l'"amélioration" des pratiques, la mise en place d'actions spécifiques pour les populations vulnérables et/ou éloignées du système de santé, et la "diversification de l'offre de prélèvement".
Plusieurs modalités de dépistage sont actuellement possibles: le classique prélèvement avec étalement sur lame ou le prélèvement en phase liquide suivi d'un examen cytologique ou de la recherche du papillomavirus (HPV). Selon le projet d'arrêté, le programme reposera "sur un examen cytologique qui permet d'identifier l'existence de cellules anormales à partir d'un prélèvement cervico-utérin en milieu liquide".
"A défaut de prélèvement en milieu liquide, l'examen cytologique à partir d'un prélèvement avec étalement sur lame reste possible", est-il néanmoins précisé. Mais il "n'est pas à privilégier" car il peut nécessiter, en cas de cytologie anormale, une reconvocation pour effectuer un second prélèvement "en milieu dédié".
Quant à la recherche de l'ADN d'HPV, elle est considérée ici dans le cadre des examens complémentaires en cas de cytologie anormale. Dans des documents rendus publics en 2016, l'Institut national du cancer (Inca) avait montré son intérêt pour ce test, mais en estimant qu'il fallait d'abord "créer les conditions du passage à terme au test HPV en dépistage primaire" (cf dépêche du 25/10/2016 à 16:33).
Il y aura une "prise en charge intégrale par l'assurance maladie sans avance de frais, sur présentation du courrier d'invitation au programme".

MG, gynécologues, sages-femmes, voire biologistes, pathologistes et infirmières

Concernant la diversification de l'offre de prélèvement, elle s'appuiera sur "les médecins généralistes, les gynécologues, les sages-femmes et d'autres professionnels de santé", qui devront bénéficier d'"actions de formation et d'assurance qualité des prélèvements".
De plus, "de façon à améliorer l'accès des femmes au dépistage, il peut être nécessaire de diversifier les effecteurs et les lieux de réalisation des prélèvements cervico-utérins, en s'appuyant sur les acteurs de proximité", indique le projet de cahier des charges.
C'est pourquoi, "conformément aux recommandations de la HAS [Haute autorité de santé]", pourront aussi être concernés "les professionnels habilités exerçant dans les laboratoires de biologie médicale et dans les cabinets d'anatomocytopathologie" ainsi que "les infirmières, dans le cadre de protocoles de coopération relatifs au transfert d'actes ou d'activités de soins".
L'Inca et les agences régionales de santé (ARS) devront être informés de ces élargissements des professionnels pouvant faire des prélèvements.

Priorité aux 62-65 ans

Si la tranche d'âge retenue est 25-65 ans, sauf en Guyane où l'âge de début pourra être adapté, "au démarrage du programme, il est recommandé d'inviter en priorité toutes les femmes des tranches d'âges les plus élevées de la population cible", soit 62 à 65 ans.
"Elle pourront ainsi bénéficier au moins une fois du dépistage organisé et être conseillées par leur médecin sur l'opportunité de bénéficier d'un suivi individuel."
En matière d'information, les structures locales en charge de la gestion des dépistages des cancers inviteront les professionnels à proposer le dépistage à leurs patientes, délivreront "une information spécifique" sur "l'épidémiologie, l'intérêt et les limites du dépistage et l'organisation pratique", et le cas échéant un état des lieux des campagnes d'information, et les informeront sur les modalités mises en place en direction des femmes vulnérables et des population à risque aggravé.
Les structures adresseront également aux professionnels, annuellement, les résultats d'activité les concernant (nombre de prélèvements réalisés, pourcentage de non-satisfaisants, pourcentage de cytologies anormales...), et à intervalles réguliers des informations sur le programme de dépistage.
Concernant l'information de la population, des campagnes seront coordonnées par l'Inca et des supports d'information seront édités qui fourniront "une information loyale permettant une décision éclairée des femmes".
fb/vg/ab/APMnews

 
L?hospitalisation à domicile de l'AP-HP certifiée B par la HAS

L’hospitalisation à domicile (HAD) de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a été certifiée B par la Haute autorité de santé (HAS). Les recommandations d’amélioration formulées par l'agence sanitaire dans son rapport publié en mars portent sur le management de la prise en charge médicamenteuse, la gestion du système d’information et la gestion des équipements et produits au domicile du patient. La certification est valable pour une durée de quatre ans.
Communiqué de presse de l'AP-HP, 19.04.2018

 
Cher: une équipe mobile gérontologique pour les personnes fragiles de plus de 60 ans

Le groupement hospitalier du territoire (GHT) du Cher et l’établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des Résidences de Bellevue ont déployé depuis lundi une équipe mobile gérontologique territoriale (EMGT 18). Composée de gériatres et d'infirmières, elle se déplace gratuitement sur tout le département du Cher pour maintenir la qualité de vie à domicile, en aidant les personnes fragiles de plus de 60 ans. Quelque 15.000 personnes seraient concernées, selon une estimation du GHT. L’EMGT 18, financée par l'agence régionale de santé (ARS) Centre-Val-de-Loire, peut par exemple intervenir dans le cadre du dépistage de la maladie d’Alzheimer, de dépression, de ou encore de fractures.
Communiqué de presse du GHT du Cher, 17.04.2018

 
Création d'une unité pour les troubles du comportement alimentaire de l?adolescent à Bondy

L’hôpital universitaire Jean-Verdier à Bondy (Seine-Saint-Denis, AP-HP), en lien avec l’établissement public de santé de Ville-Evrard, a créé un unité familiale inter-hospitalière pour les troubles du comportement alimentaire de l’adolescent (Ufitaa). Elle propose en Seine-Saint-Denis et sur les communes limitrophes du Val-d'Oise et de la Seine-et-Marne une prise en charge ambulatoire innovante des adolescents souffrant d’anorexie mentale, de boulimie ou d’autres troubles des conduites alimentaires. L'objectif de cette initiative est de proposer une prise en charge coordonnée précoce, centrée sur la famille en incluant les parents, ainsi que des actions intensives et intégrées, avec l’intervention de pédiatres et pédopsychiatres.
Communiqué de presse de l'AP-HP, 17.04.2018

 
Haute-Corse: le dispositif des médecins correspondants Samu renouvelé en Costa Verde

L’agence régionale de santé (ARS) de Corse a décidé de poursuivre en 2018 l’expérimentation sur les médecins correspondants Samu (MCS) en Costa Verde (Haute-Corse). Il s'agit d'un dispositif mis en place en 2016, où un médecin généraliste du premier recours prend en charge les urgences médicales graves sur régulation du Samu, soit en lieu et place du service mobile d'urgence et de réanimation (Smur), soit en première intention avant le déclenchement du Smur. L'ARS prévoit de renégocier les conditions de mise en oeuvre et de financement de l’expérimentation avec la collectivité de Corse, qui a repris la gestion des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis).
Lettre d'information du CH de Bastia, 13.04.2018

 
Insuffisance respiratoire: Air Liquide met la main sur une start-up de Pau

Le groupe Air Liquide a fait l'acquisition de la société Eove, une start-up basée à Pau spécialisée dans la conception et la fabrication de ventilateurs destinés à la prise en charge à domicile de patients souffrant d’insuffisances respiratoires chroniques. Aucun détail financier n'a été communiqué. Fondé en 2014, Eove (30 salariés) a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de près de 5 millions d’euros. La société a notamment développé un ventilateur portable connecté qui prend en compte les besoins de mobilité des patients et facilite la pratique des médecins. "L’acquisition d'Eove permet à Air Liquide de renforcer son expertise dans la ventilation à domicile des insuffisances respiratoires chroniques à travers un savoir-faire technologique de pointe et une équipe dédiée à l’innovation spécialisée sur le segment de la ventilation support de vie. Ceci permettra également à Eove d’accélérer son développement à l’international", commente Air Liquide.
Communiqué de presse d'Air Liquide, le 16/04/2018

 
Grand-Est: l'URPS pharmaciens prépare plusieurs actions pour 2018

L'union régionale des professions de santé (URPS) pharmaciens de la région Grand-Est prévoit de lancer plusieurs actions dans le cadre du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) signé avec l’agence régionale de santé (ARS) en février. Elle compte ainsi mener une deuxième campagne de dépistage du diabète de type 2 en pharmacies dans quatre départements (Haut-Rhin, Meuse, Vosges et Marne) et mettre en oeuvre des entretiens motivationnels pour le sevrage tabagique dans trois départements (Bas-Rhin, Moselle et Haute-Marne). L’ensemble de la région pourra démarrer des entretiens de posture éducative dans le cadre d’un parcours patient de primoprescription de chimiothérapie orale. Des formations aux nouveaux bilans partagés de médication (cf dépêche du 16/03/2018 à 10:39) seront aussi proposées.
Communiqué de l'URPS pharmaciens Grand-Est, le 17/04/2018

 
La thérapie génique, traitement potentiellement curatif pour la bêta-thalassémie

WASHINGTON, 19 avril 2018 (APMnews) - La thérapie génique pourrait devenir un traitement curatif de la bêta-thalassémie, pour au moins une partie des patients qui n'ont plus besoin de transfusions, estiment les auteurs d'un éditorial accompagnant la publication de résultats pour ce traitement dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
Ce journal publie jeudi les résultats groupés de deux études, des travaux principalement français. Ceux-ci avaient en grande partie été présentés en décembre 2017 au congrès de l'American Society of Hematology (ASH) à Atlanta (cf dépêche du 11/12/2017 à 02:00). La publication inclut 22 patients au lieu de 18 en décembre.
Après un suivi médian de 26 mois, 12 des 13 patients hétérozygotes pour la mutation dans le gène de la bêta-globine avaient arrêté de recevoir des transfusions sanguines. Leur taux d'hémoglobine dans le sang était revenu à un niveau suffisant.
Parmi les 9 patients homozygotes, 3 ont pu arrêter les transfusions. Globalement, le volume de globules rouges transfusés a été diminué de 73%.
Dans un éditorial, Alessandra Biffi du programme de thérapie génique du Boston Children's Cancer & Blood Disorders Center rappelle que jusqu'à présent, seule la greffe allogénique de cellules souches hématopoïétiques pouvait permettre aux patients thalassémiques d'arrêter les transfusions et d'être considérés comme guéris. Mais tous les patients ne disposent pas d'un donneur compatible.
"Désormais, la thérapie génique pourrait être en bonne voie de constituer un traitement curatif alternatif pour la bêta-thalassémie pour de nombreux patients, y compris ceux n'ayant pas de donneur compatible dans leur fratrie."
Il y a déjà eu quelques succès de la thérapie génique, dans des déficits immunitaires rares et dans l'hémophilie. "La bêta-thalassémie est l'un des premiers exemples d'une application possible de la thérapie génique à une large population de patients", ajoute-t-elle. Une population qui réside en grande partie dans des pays en développement, où les questions d'accès au traitement se poseront.
Dans un communiqué, le CEA où travaille Philippe Leboulch qui a mis au point le vecteur LentiGlobin* utilisé (développé par la société Bluebird Bio qu'il a fondée), et l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), l'Inserm et l'institut Imagine où travaille Marina Cavazzana qui a dirigé ce travail, se félicitent de ce "nouveau succès". Le communiqué évoque aussi la possibilité de "guérir" cette maladie génétique.
"Des essais cliniques de phase III sont maintenant en cours sur plusieurs continents avant d’effectuer la demande de mise sur le marché de ce médicament biologique", déclare Philippe Leboulch.
"Notre effort doit maintenant porter sur l’extension de cette approche à un grand nombre de patients", souligne de son côté Marina Cavazzana.
(NEJM, 19 avril, vol.378, n°16, p1479-1493 & 1551-1552)
fb/ab/APMnews

 
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