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L'ARS Ile-de-France lance un appel à initiatives pour la promotion de la santé périnatale

L'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a publié sur son site un appel à initiatives, dans le cadre de la mise en oeuvre de son projet régional de santé (PRS) 2018-2022, pour soutenir le développement de projets d'interventions en périnatalité prenant particulièrement en compte les déterminants sociaux (dont la précarité, les conditions de vie, les conditions de travail, le logement et l'hébergement). Les projets mis en place dans les territoires du nord de l’Ile-de-France (Seine-Saint-Denis et Val-d’Oise) seront prioritaires, mais d'autres "pourraient être éligibles sous réserve d’un argumentaire approfondi". Cet appel à initiatives bénéficie d'une enveloppe initiale de 280.000 euros afin de financer des projets portés par les collectivités, professionnels de santé, établissements et associations. Les porteurs d’initiatives ont jusqu’au 7 octobre pour transmettre leurs dossiers.
Appel à initiatives de l'ARS Ile-de-France, 04/09/18

 
Alcool et cancers: le président de l'Inca fait de la pédagogie devant les députés

PARIS, 19 septembre 2018 (APMnews) - Le président de l'Institut national du cancer (Inca), Norbert Ifrah, a insisté, mercredi lors d'une audition devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, sur l'impact de la consommation d'alcool, ainsi que celle du tabac, sur la survenue des cancers, déplorant la tendance de la population à refuser de voir ces risques et plaidant pour l'information.
Le président ainsi que le directeur général de l'Inca, Thierry Breton, étaient auditionnés pour présenter globalement les activités de l'Inca aux députés. Dans ce cadre, Norbert Ifrah s'est penché plus particulièrement sur la question de la prévention des facteurs de risque évitables.
Sa prise de parole s'est inscrite dans la droite ligne de la campagne d'information de l'Inca de mai sur le tabac et l'alcool (cf dépêche du 22/05/2018 à 18:33) et de la publication de chiffres sur les cancers attribuables à l'alcool en mars (dépêche du 27/03/2018 à 14:55). Cela été une occasion de rappeler devant les députés la réalité des risques, après la prise de parole il y a quelques mois du président de la République qui, en défense de la viticulture, avait déclaré qu'il fallait "arrêter d'emmerder les Français" avec ce sujet (dépêche du 23/02/2018 à 11:10), note-t-on.
Alors que, selon les données du CIRC, 40% des cancers pourraient être évités (soit 142.000 cancers par an, a calculé Norbert Ifrah, dont 68.000 liés au tabac et 28.000 liés à l'alcool), il a déploré que "quels que soient les efforts, la population a une perception très erronée des risques". Il a noté que "trois personnes sur cinq pensent que le cancer est héréditaire [ce n'est le cas que de moins de 10%] et méconnaissent les effets délétères de l'alcool sur la santé".
"Deux Français sur trois pensent que la pollution provoque plus de cancers que l'alcool", et cette proportion de croyance erronée croît: elle s'est élevée de "10% depuis 10 ans". De même, "trois Français sur quatre pensent que boire des sodas ou manger des hamburgers est aussi mauvais pour la santé que boire de l'alcool".
"Il y a clairement dans notre pays une importante mise à distance vis-à-vis du risque de cancer et il est important non pas de stigmatiser mais d'instaurer des repères, d'informer".
Norbert Ifrah a souligné également que, parmi les 28.000 cancers par an liés à l'alcool, il y a "des cancers qu'on attend" mais aussi d'autres auxquels on pense moins, comme "8.000 cancers du sein" (sur les 59.000 cancers du sein annuels).
Il a déploré que les données épidémiologiques les plus récentes montrent une élévation de la proportion des cancers liés au tabac et à l'alcool.
Il s'est néanmoins félicité que, concernant le tabac, s'il y a une augmentation préoccupante chez les femmes, de façon globale le nombre de fumeurs a diminué en France et les ventes de produits de substituts nicotiniques et les tentatives de sevrage ont augmenté. Ainsi, "il n'y a pas de fatalité".

Faible taux de participation au dépistage du cancer colorectal: on est "dans l'irrationnel"

Le président de l'Inca s'est également exprimé sur les dépistages des cancers et plus particulièrement sur celui du cancer colorectal. Constatant que le taux de participation à ce dépistage n'était que de 33% de la population cible, il a estimé qu'"on est dans l'irrationnel".
Il y a 18.000 décès par ce cancer par an. Et il a rappelé que le taux de survie à 5 ans des cancers colorectaux détectés précocement par le dépistage organisé ("gratuit, indolore, facile à faire") est de 90%, alors que pour un cancer diagnostiqué cliniquement, on tombe à 13% de survie à 5 ans, même avec les progrès des traitements. Et il a souligné le fait qu'avec le dépistage suivi d'une endoscopie, "on est guéri d'un coup durant le geste endoscopique". Et on évite les chimiothérapies "agressives" et "moyennement efficaces".
C'est pourquoi l'Inca a entrepris de "diversifier les points d'accès pour favoriser la participation: gynécologues, gastro-entérologues, médecins des centres d'examens de santé, pharmaciens auront la possibilité d'expérimenter d'autres moyens de diffusion."
Mais clairement "il est impossible qu'on continue comme ça".

Plaidoyer pour le dépistage

Face à des questions de députés sur les polémiques entourant le dépistage organisé du cancer du sein, Norbert Ifrah a d'abord été fataliste en rappelant qu'"il y a toujours eu une polémique", puis a souligné que "le monde occidental en entier propose les mêmes zones de dépistage aux mêmes personnes que la France, ce n'est pas une position spécifique".
Concernant l'argument que les traitements sont de plus en plus efficaces (ce qui pourrait selon certains relativiser l'impact du dépistage), si les guérisons augmentent, ce n'est "pas sans séquelles", a-t-il pointé. "Un cancer du sein diagnostiqué sur dépistage change la vie, change le traitement et change les séquelles".
Répondant aux questions sur le risque de surdiagnostic, il répondu par une métaphore: "ce n'est pas parce qu'on n'avait pas l'électricité au XVIe siècle qu'il fallait absolument refuser la bougie. La lumière, on en avait besoin".
Quant au surrisque lié à l'irradiation par les mammographies répétées, il a rappelé qu'"une mammographie c'est 0,7 millisievert (mSv) [...] un an sur deux", à comparer à 18,5 mSv pour un scanner. Et "l'irradiation naturelle normale que nous avons tous c'est 2,5 mSv par an".

Pour la vaccination anti-HPV des deux sexes

"La restriction aux jeunes filles de la vaccination contre le papillomavirus est une mesure sexiste", a-t-il estimé, ajoutant de façon ironique que "l'existence du cancer du pénis [également lié à HPV] est extrêmement rare chez les jeunes filles". Il a cité aussi les cancers des voies aérodigestives, qui touchent les deux sexes.
"Par ailleurs on sait sur le plan épidémiologique que si on veut casser une épidémie, il faut dépasser le champ de 50% de personnes susceptibles de véhiculer" le virus. "Vous m'expliquerez comme on va dépasser ce taux de 50% en ne vaccinant que les jeunes filles"! Il a indiqué avoir déjà "fait des notes à ce sujet" et "croi[t] savoir" ne pas être le seul à le penser et "ne désespère pas" de se faire entendre.
fb/eh/APMnews

 
Nouvelle campagne d'information sur le dépistage du cancer du sein

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 14 septembre 2018 (APMnews) - L'Institut national du cancer (Inca) a annoncé vendredi une nouvelle campagne d'information sur le dépistage organisé du cancer du sein, qui aura lieu du dimanche 23 septembre au dimanche 14 octobre.
Il s'agit de la deuxième campagne de l'Inca intitulée "Savoir, c’est pouvoir agir", après celle centrée sur les risques du tabac et de l’alcool qui a eu lieu en mai 2018 (cf dépêche du 22/05/2018 à 18:33).
"Les objectifs de cette campagne sont de donner accès aux femmes, de 50 ans et plus, aux informations dont elles ont besoin pour répondre à leurs questionnements et leur permettre de décider de la réponse à l’invitation qui leur est faite de réaliser un dépistage des cancers du sein", indique l'Inca dans le dossier de presse.
La campagne d’information s’articule autour d’un film de 2 minutes diffusé dimanche 23 septembre, sur France 2, après le journal de 20 heures.
"Ce film délivre une première information et répond aux principales questions que se posent les femmes, renvoie vers des sources plus complètes de l’Institut et se conclut par la recommandation des autorités de santé. La diffusion du film est soutenue par un dispositif de médiatisation sur le digital et les réseaux sociaux, du 24 septembre au 14 octobre", indique l'Inca.
Des extraits du film, portant chacun sur une question spécifique, ainsi que des informations extraites du site "cancersdusein.e-cancer.fr", seront proposés sur les réseaux sociaux, pour être partagés.
L'Inca affirme vouloir "délivrer au grand public une information utile, neutre et facilement appropriable", permettant "à chacun d’exercer son libre arbitre".
Le dossier de presse envoyé par l'Inca met en avant le fait que "cinq ans après le diagnostic, 99 femmes sur 100 sont toujours en vie lorsque le cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce", alors qu'"elles ne sont que 26 sur 100 lorsque qu’il est détecté à un stade avancé", et que "chaque année, plus de 10.000 cancers agressifs peuvent être soignés plus tôt grâce au dépistage".
L'Inca rappelle qu'en 2017, "seules 49,9% [des femmes de 50 à 74 ans, concernées par le dépistage organisé] ont répondu positivement à l’invitation qui leur a été faite". Ce taux, qui "confirme la baisse amorcée en 2015 et 2016", est "bien en deçà du seuil de 70% de participation préconisé".
Par ailleurs, "comme tout examen médical, le dépistage présente des bénéfices mais aussi des limites qu’il convient de porter à la connaissance des femmes afin qu’elles fassent le choix de leur participation en disposant de toutes les informations utiles. L’ensemble de ces points sont détaillés dans le livret d’information ou sur la plateforme web dédiée", précise le dossier de presse.
L'Inca avait été critiqué il y a quelques mois par plusieurs organisations qui estimaient que l'information délivrée "exagér[ait] les bénéfices du dépistage et minimis[ait], voire pass[ait] sous silence ses inconvénients", rappelle-t-on (cf dépêche du 06/04/2018 à 11:40). L'institut avait répondu notamment que son nouveau livret d’information avait été réalisé "avec l’ensemble des parties prenantes et sur la base d’un benchmark des documents élaborés à l’étranger et notamment en Grande-Bretagne" (dépêche du 12/04/2018 à 16:48).
L'Inca rappelle les différents supports d'information qu'il met à disposition des femmes: un dépliant, un livret téléchargeable et une plateforme web incluant vidéos, animation, chiffres clés,...
fb/eh/APMnews

 
Transfusion: la suspension des dispositifs d'aphérèse d'Haemonetics sans "impact immédiat" sur la collecte (EFS)

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 14 septembre 2018 (APMnews) - La suspension de dispositifs d'aphérèse commercialisés par la société Haemonetics annoncée par l'ANSM mercredi n'aura "pas d'impact immédiat" sur la collecte de plasma, a indiqué l'Etablissement français du sang (EFS) à APMnews vendredi.
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a suspendu les dispositifs médicaux à usage unique (DMU) de référence 782HS-P-SL et des séparateurs d'aphérèse MCS+ et PCS2 lorsqu'ils sont associés à cette référence de DMU d'aphérèse à la suite de plusieurs signalements de matériovigilance (cf dépêche du 13/09/2018 à 10:28).
"Il n’y aura pas d’impact immédiat sur l’autosuffisance car nous collectons majoritairement le plasma via les dons de sang total et car nous allons très vite redéployer nos autres automates de plasmaphérèse sur les sites qui collectent le plus", a expliqué une porte-parole de l'établissement.
Elle a ajouté que la livraison de plasma au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) "sera un peu impactée". L'EFS table sur "une baisse d’environ 17% du plasma fourni au LFB", a-t-elle précisé.
Le premier signalement de l'EFS, le 26 août, portait sur "une multitude de particules visibles à l'oeil nu à l'intérieur du séparateur d'aphérèse et également à l'intérieur de la poche de plasma", rappelle-t-on. Un signalement similaire a été établi par l'EFS Auvergne-Rhône-Alpes le 11 septembre.
L'ANSM a aussi rapporté avoir reçu "49 signalements depuis début 2018 relatant des bruits lors des collectes réalisées avec des séparateurs d'aphérèse MCS+ et PCS2 lorsqu'ils sont associés au DMU de référence 782HS-P-SL".
/yb/eh/APMnews

 


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