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Cancer du pancréas: le délai de diagnostic pourrait être réduit en sensibilisant plus les médecins traitants

PARIS, 16 mai 2017 (APMnews) - Le délai de diagnostic du cancer du pancréas pourrait être réduit en sensibilisant davantage aux signes d'alerte les médecins traitants qui sont en première ligne dans le parcours de soins, selon une enquête menée en France et publiée dans le Bulletin du cancer.

Les données de la littérature concernant les parcours de soins des patients atteints de cancer du pancréas métastatique sont limitées. Même s'il a bénéficié de progrès significatifs ayant amélioré la survie, ce cancer reste, avec 11.328 nouveaux cas en 2015 en France, un cancer de très mauvais pronostic avec une survie à 5 ans de seulement 5%-8% pour les tumeurs non opérables. Or, 85% à 90% sont non opérables au diagnostic.

L'objectif de l'enquête Repere, initiée et financée par Celgene qui commercialise le nab-paclitaxel (Abraxane*) dans le traitement du cancer du pancréas, était d'identifier et de décrire les premières étapes du parcours de soins de ces patients.

"Cette enquête donne une photographie", a indiqué à APMnews le Pr Pascal Hammel de l'hôpital Beaujon à Clichy (AP-HP, Hauts-de-Seine), qui a conduit cette enquête.

De mai à octobre 2015, 62 oncologues ou gastro-entérologues spécialisés en oncologie digestive et 300 médecins généralistes ont été interrogés par questionnaire électronique sur le parcours de 728 patients récemment diagnostiqués pour un adénocarcinome du pancréas métastatique. Parmi eux, 200 patients ont été directement interrogés par un questionnaire remis par le médecin spécialiste.

Il apparaît que les principaux signes et symptômes ayant motivé le patient à consulter étaient un amaigrissement (65%), une fatigue (53%) ou une anorexie (49%).

Le médecin généraliste était le premier acteur de soins consulté pour 87% des patients, ce qui souligne son rôle central dans le parcours de soins. Dans 83% des cas, une suspicion de cancer du pancréas est mentionnée par le médecin lorsqu'il adresse son patient à un spécialiste.

Selon les patients, médecins généralistes ou spécialistes interrogés, la médiane du délai estimé entre l'apparition des premiers symptômes et l'annonce du diagnostic définitif variait de 41 à 65 jours. Ce délai tendait à diminuer en présence d'un ictère (-15 jours en moyenne) ou d'une inquiétude du patient face aux premiers symptômes (-11 jours).

A contrario, il était allongé (+14 jours) en cas de prescription de traitements symptomatiques par le médecin généraliste. Dans 17% des cas, les médecins généralistes ont d'abord prescrit ces traitements avant de référer leur patient à un spécialiste.

Dans 63% des cas, le diagnostic a été annoncé par le gastro-entérologue spécialisé en oncologie digestive, dans 25% des cas par l'oncologue, dans 8% par le médecin traitant et dans 6% par le chirurgien (plusieurs annonces pouvaient avoir été faites). La consultation d'annonce durait une médiane de 30 minutes, considérée satisfaisante par 80% des patients. Elle était suivie par une consultation infirmière dans 52% des cas.

L'enquête pointe aussi une proposition encore trop rare des soins de support. 68% des spécialistes ont adressé leur patient à une diététicienne, 62% vers un psychologue, 32% vers une assistante sociale et/ou 23% vers un spécialiste de la douleur.

"La prise en charge diagnostique des patients atteints de cancer du pancréas pourrait être accélérée par des efforts de sensibilisation des praticiens, notamment des médecins traitants", commentent les auteurs.

"Il faut bien former les médecins traitants sur les formes atypiques ou piégeantes comme la fatigue ou la douleur dorsale. Quand le patient présente deux signes combinés comme un diabète qui décompense et des douleurs au ventre, de la fatigue plus mal au ventre ou des douleurs dorsales plus un diabète qui décompense, il faut penser au cancer du pancréas", recommande le Pr Hammel.

"Cette enquête montre que les délais sont compressibles", ajoute-t-il.

Une meilleure sensibilisation des médecins généralistes est l'une des mesures à développer pour améliorer la prise ne charge du cancer du pancréas en France. Le Pr Hammel a également souligné, en mars à l'Académie nationale de médecine, l'importance de centraliser les pancréatectomies dans des centres à haut volume d'activité.

Une étude française en cours de publication a pointé des inégalités territoriales avec une mortalité qui peut être multipliée par 3 si la chirurgie n'est pas faite dans un centre expert, a-t-il rappelé à APMnews.

Dans la suite du programme d'actions intégrées de recherche (Pair) sur le cancer du pancréas qu'il a préparé, un travail est en cours à l'Institut national du cancer (Inca) pour définir un seuil d'activité minimale pour ces chirurgies, a-t-il indiqué.

Le spécialiste a aussi mentionné le protocole Urgence pancréas, une étude nationale menée par le groupe coopérateur Gercor et financée par la Fondation Arcad (Aide et recherche en cancérologie digestive) depuis début 2017 pour évaluer l'intérêt d'un programme de soins de support intégrés précoce (initié dans les 14 jours suivant la suspicion d'adénocarcinome du pancréas avancé) pour remettre les patients en conditions et leur permettre de recevoir une chimiothérapie.

"Il est également très important de pouvoir dégager des plages pour réaliser une biopsie rapidement. Il faut faire passer les suspicions de cancer du pancréas en priorité (dans les 14 jours)", souligne-t-il.

(Bulletin du cancer, vol.104, n°4, p321-331)

sl/ab/APMnews



mercredi 17 mai 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés
 
Cancer du poumon EGFR+: le géfitinib plus efficace que la chimiothérapie en prévention des récidives après chirurgie

ALEXANDRIE (Virginie), 18 mai 2017 (APMnews) - Le géfitinib (Iressa*, AstraZeneca) administré en adjuvant a réduit les récidives par rapport à la chimiothérapie dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules (NAPC) de stade II-IIIA avec mutations activatrices de l'EGFR, dans un essai de phase III qui sera présenté au congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) début juin à Chicago et rendu public mercredi soir.

L'ASCO a sélectionné 6 présentations parmi les milliers d'abstracts mis en ligne mercredi soir en amont de son congrès qui se tiendra à Chicago du vendredi 2 au mardi 6 juin et qui devrait rassembler plus de 30.000 spécialistes du monde entier. Les communications les plus importantes qualifiées de <*Late breaking abstracts*> ne seront dévoilées que sur place.

Environ 20% à 25% des patients atteints d'un cancer du poumon NAPC sont opérables. La chimiothérapie est le traitement adjuvant standard mais elle n'apporte que 5% de bénéfice en survie. L'étude ADJUVANT est la première étude à montrer un bénéfice pour une thérapie ciblée en adjuvant dans le cancer du poumon. L'essai BR.19 mené avec le géfitinib chez des patients non sélectionnés selon le statut EGFR n'avait pas montré de bénéfice contre un placebo en 2010, ni plus tard, en 2015, l'essai RADIANT mené avec l'erlotinib (Tarceva*, Roche) pourtant chez des patients avec mutations de l'EGFR toujours contre placebo.

Financé par le groupe chinois d'oncologie thoracique et la filiale chinoise d'AstraZeneca, l'essai ADUVANT a comparé le géfitinib (250 mg par jour pendant 2 ans) à une chimiothérapie de vinorelbine + cisplatine (4 cycles) auprès de 222 patients opérés pour un cancer du poumon de stade II-IIIA avec mutations activatrices de l'EGFR.

Avec un suivi médian de 36,5 mois, le délai médian avant récidive était de 28,7 mois chez les patients ayant reçu 2 ans de géfitinib contre 18 mois pour ceux qui avaient eu une chimiothérapie, soit 10 mois de plus sans maladie, a rapporté le Dr Yi-Long Wu, directeur de l'institut sur le cancer du poumon du Guangdong à Canton (Chine), lors d'une conférence téléphonique de l'ASCO.

La survie sans récidive à 3 ans était significativement supérieure avec la thérapie ciblée à 34% vs 27%.

Les patients sous géfitinib ont été beaucoup moins nombreux à souffrir d'effets secondaires (12% vs 48%). Les effets secondaires les plus sévères étaient une élévation des enzymes hépatiques avec le géfitinib alors que les patients sous chimiothérapie ont eu des nausées, vomissements, des neutropénies et de l'anémie. Il n'a pas été observé d'affection pulmonaire interstitielle avec le géfitinib.

"Le géfitinib en adjuvant pourrait devenir une option importante pour les patients atteints d'un cancer du poumon NAPC de stade II-IIIA avec mutations activatrices de l'EGFR. Nous allons suivre ces patients jusqu'à pouvoir mesurer la survie globale et non pas seulement la survie sans récidive qui mesure juste les récidives", a commenté le Dr Wu. A ce stade du suivi, il y a eu 76 décès (34,2%) dont 41 dans le bras géfitinib contre 35 dans le bras chimiothérapie.

Les 2 essais précédents qui se sont avérés négatifs incluaient des patients avec un cancer de stade I, II et III et les patients avaient été sélectionnés pour une surexpression de l'EGFR dans l'essai RADIANT, alors que ce nouvel essai a inclus des patients porteurs des mutations activatrices de l'EGFR, qui est un facteur prédictif de réponse à ces inhibiteurs de l'EGFR, a-t-il indiqué pour expliquer les différences de résultats.

sl/ab/APMnews



jeudi 18 mai 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés
 
Cancer du poumon de stade III: la chimioradiothérapie paraît délétère pour les patients âgés

WASHINGTON, 17 mai 2017 (APMnews) - Les patients âgés qui reçoivent une chimioradiothérapie concomitante pour traiter un cancer du poumon non à petites cellules (NAPC) de stade III ont une moins bonne survie globale, davantage de toxicités et une mortalité en traitement plus élevée, selon une analyse poolée publiée dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).

La chimioradiothérapie concomitante est le traitement standard des patients ayant un cancer du poumon NAPC de stade III, mais elle est associée à des toxicités. Or l'âge médian des patients pour ce cancer est de 70 ans et beaucoup de patients âgés ont des comorbidités dues à leur âge et à la consommation tabagique au long cours. Les patients âgés sont peu représentés dans les essais cliniques et les analyses rétrospectives sur ce sous-groupe se sont montrées discordantes en plus de ne comprendre que de petits effectifs.

Pour préciser le rapport bénéfices/risques de ce traitement chez les patients âgés, le Dr Thomas Stinchcombe du Duke University Medical Center à Durham (Caroline du Nord) et ses collègues ont conduit une analyse poolée sur données individuelles.

Leur analyse porte sur 16 essais de phase II et III menés par des groupes coopérateurs américains et financés par le National Cancer Institute (NCI) entre 1990 et 2012. Elle a comparé 2.768 patientes jeunes (moins de 70 ans) et 832 patients de 70 ans et plus.

Dans l'analyse multivariée, les patients âgés avaient une moins bonne survie globale (risque de décès augmenté de 17%). La survie sans progression était similaire.

Les patients âgés avaient un taux plus élevé d'effets secondaires de grade 3 et plus (risque accru de 38% en multivarié). Les toxicités mortelles étaient aussi plus fréquentes (9% versus 4% chez les plus jeunes). Les patients âgés avaient moins souvent terminé leur traitement (47% vs 57%) et l'ont plus fréquemment arrêté pour cause de toxicités (20% vs 13%), de décès pendant le traitement (7,8% vs 2,9%) et pour refus de traitement (5,8% vs 3,9%).

La survie sans progression similaire et les effets secondaires mortels plus fréquents suggèrent que des décès précoces sont en partie responsables de cette moins bonne survie globale, commentent les auteurs.

Ils recommandent aux médecins de proposer ce traitement aux patients âgés les plus en forme, si possible dans le cadre d'essais cliniques, mais en étant très prudents sur la surveillance des effets secondaires en raison du risque accru de toxicités. Il est possible que les thérapies ciblées et les immunothérapies puissent être plus bénéfiques aux patients âgés, ajoutent-ils. (JCO, publication en ligne du 11 mai)

sl/ab/APMnews



jeudi 18 mai 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés
 
L'Obama Care a permis de diagnostiquer des cancers plus précocement aux Etats-Unis

ALEXANDRIE (Virginie), 18 mai 2017 (APMnews) - La réforme du système de santé américain de Barack Obama, que son successeur Donald Trump cherche à remplacer, a permis d'augmenter la proportion de cancers diagnostiqués à un stade plus précoce pour des cancers faisant l'objet d'un dépistage, selon des données qui seront présentées au prochain congrès de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) qui se tiendra du 2 au 6 juin à Chicago.

Une mauvaise couverture médicale est associée à des diagnostics plus avancés de cancers. La réforme du système de santé américain ou <*Affordable Cancer Act*> (ACA), instaurée en 2014, a amélioré la couverture médicale pour de nombreux Américains de 18 à 64 ans, a rappelé le Dr Xuesong Han, directeur stratégique responsable de la recherche sur la politique de santé et l'accès aux soins à l'American Cancer Society, lors d'une conférence de presse téléphonique de l'ASCO pour présenter en avance plusieurs études sélectionnées dans le programme du congrès à venir.

L'étude a évalué l'impact de l'ACA sur le dépistage de 5 cancers à partir des registres américains du cancer en prenant une base de données qui couvre de l'ordre de 70% des nouveaux diagnostics de cancer chaque année.

L'analyse a porté sur près de 273.000 patients de moins de 65 ans éligibles pour un dépistage. Elle montre une progression de 1 point du pourcentage de 4 cancers (sein, poumon, col de l'utérus et côlon) diagnostiqués à un stade plus précoce et donc plus facilement traitables entre 2013 et 2014.

La proportion de cancers diagnostiqués au stade I est passée de 47,8% à 48,9% pour les cancers du sein, de 47,3% à 48,8% pour les cancers du col (mais la différence n'était pas statistiquement significative pour ce cancer gynécologique), de 16,6% à 17,7% pour le cancer du poumon et de 22,8% à 23,7% pour le cancer colorectal.

Le cancer de la prostate était une exception car la proportion de cancers de stade I a baissé de 18,5% à 17,2% entre ces 2 années. Cela pourrait s'expliquer par de récentes recommandations allant contre ce dépistage.

sl/eh/APMnews



vendredi 19 mai 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés
 
L'anticorps varlilumab est actif et bien toléré dans diverses tumeurs solides

WASHINGTON, 22 mai 2017 (APMnews) - L'anticorps varlilumab (Celldex Therapeutics) qui stimule la voie CD27 s'est montré actif contre diverses tumeurs solides avec une bonne tolérance, dans une étude publiée dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).

Cet anticorps monoclonal premier de sa classe, est une molécule costimulatrice sur les lymphocytes T qui induit des signaux intracellulaires impliqués dans l'activation, la prolifération, des fonctions effectrices et la survie cellulaire en se liant à son ligand, CD70. Il est évalué en phase II dans le traitement de cancers colorectaux, mélanomes métastatiques, cancers de l'ovaire, du rein, carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou et glioblastome. Il est aussi évalué en association à des immunothérapies.

L'étude de phase I rapportée par le Dr Howard Burris du Sarah-Cannon Research Institute à Nashville (Tennessee) et ses collègues a inclus 25 patients avec une phase d'escalade de dose (0,1, 0,3, 1, 3 ou 10 mg/kg). Une cohorte d'extension à la dose de 3 mg/kg a inclus 16 patients atteints de mélanome et 15 d'un carcinome à cellules rénales.

Seul un patient a eu une toxicité dose-limitante, une hyponatrémie asymptomatique transitoire de grade 3 à la dose de 1 mg/kg. Les autres effets secondaires étaient généralement de grade 1 ou 2. Des preuves d'une activité biologique liée à sa costimulation de CD27 ont été observées à toutes les doses (induction de chimiokines, stimulation des lymphocytes T, déplétion régulatrice de lymphocytes T).

Un patient atteint d'un cancer du rein a eu une réponse partielle (réduction tumorale de 78% et survie sans progression supérieure à 2,3 ans). Huit patients ont eu une stabilisation pendant plus de 3 mois, dont un patient avec un cancer du rein qui a eu une survie sans progression supérieure à 3,9 ans.

(JCO, publication en ligne du 2 mai)

sl/ab/APMnews



mardi 23 mai 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés
 
Premiers résultats de l'essai de médecine personnalisée en pédiatrie MAPPYACTS

WASHINGTON, 5 avril 2017 (APMnews) - Les premiers résultats de l'essai de médecine personnalisée en pédiatrie MAPPYACTS montrent la faisabilité de l'approche du profil moléculaire chez l'enfant atteint de cancer en récidive, selon des données françaises présentées au congrès de l'American Association for Cancer Research (AACR) qui se tient à Washington jusqu'à mercredi.

Gustave-Roussy à Villejuif (Val-de-Marne) a lancé 2 essais de médecine personnalisée en pédiatrie pour accélérer l'accès à l'innovation thérapeutique des enfants et adolescents, MAPPYACTS et AcSé-eSMART.

MAPPYACTS est un essai européen multicentrique qui vise à apporter la preuve de concept pour l'approche proposant un portrait moléculaire tumoral en pédiatrie.

Entre février 2016 et janvier 2017, 174 patients d'âge médian 13 ans ont été inclus par 11 centres français dans cet essai. Ils étaient atteints de sarcomes pour 39%, de tumeurs cérébrales pour 25%, d'autres tumeurs solides (24%) et de cancers hématologiques (12%), ont rapporté le Dr Birgit Geoerger de Gustave-Roussy et ses collègues.

Pour 104 patients évaluables, le <*screening*> a échoué pour 8,6%. 95 patients ont eu une biopsie (72%), une résection chirurgicale (24%) ou un prélèvement de sang et de moelle osseuse (4%).

Les chercheurs avaient suffisamment de prélèvements pour 81%: 76 ont eu un séquençage de l'exome entier, 68 d'ARN et un patient a eu un séquençage d'un panel de gènes, selon le résumé de la communication.

Pour 76% des patients, au moins une cible a été trouvée et considérée comme "actionnable", c'est-à-dire contre laquelle un traitement ciblé pouvait être proposé.

Au total, 123 altérations génomiques étaient décisionnelles pour proposer un traitement. Ces altérations étaient des anomalies du nombre de copies de gènes (56/123), des mutations somatiques (41), les 2 (11), des fusions de gènes (6), des mutations germinales (3), des mutations germinales + anomalies du nombre de copies de gènes (3), des anomalies du nombre de copies + fusions de gènes (2) et des niveaux d'expression (1).

Sur la base de ces altérations, 21 patients ont été inclus dans l'essai eSMART du programme d'accès sécurisé à des thérapies ciblées (AcSé) de l'Institut national du cancer (Inca) ouvert en août 2016. Les traitements prescrits sont l'inhibiteur de CDK4/6 ribociclib (Novartis) + chimiothérapie ou l'évérolimus (Afinitor*, Novartis), le composé AZD1775 (AstraZeneca) + chimiothérapie, l'inhibiteur de PARP olaparib (Lynparza*, AstraZeneca) + chimiothérapie, l'inhibiteur de mTOR vistusertib (AZD2014, AstraZeneca) seul ou avec une chimiothérapie, ou le nivolumab (Opdivo*, BMS) et le cyclophosphamide.

Cinq patients ont été inclus dans des essais cliniques de phase précoce de thérapies ciblées.

MAPPYACTS montre la faisabilité de cette approche de médecine de précision dans une situation multicentrique et confirme que des altérations moléculaires actionnables sont fréquemment trouvées dans des cancers pédiatriques en récidive. Cependant, peu de tumeurs ont une cible dominante unique et ces essais de preuve de concept sont essentiels pour explorer des stratégies de combinaison innovantes, concluent les chercheurs français.

sl/ab/APMnews



jeudi 06 avril 2017 - Copyright © APM-Santé - Tous droits réservés

Mise à jour le Mardi, 16 Mai 2017 07:08
 


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