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Paris Saint-Joseph et le centre de santé Marie-Thérèse inaugurent un centre du sein

Le groupe hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ, privé à but non lucratif) et le centre de santé Marie-Thérèse inauguraient le 19 juin à Paris (XIVe arrondissement) un centre du sein permettant le dépistage et la prise en charge en cas de cancer du sein avéré dans un lieu spécifique. Ce centre s'appuie sur une équipe pluridisciplinaire -chirurgiens, oncologues médicaux, radiologues, anatomopathologistes, radiothérapeutes, psychologues et infirmières- et sur un binôme initial radiologie-chirurgie. Il est l'un des rares centres français à utiliser les nouveaux dispositifs médicaux magnétiques pour détecter le ganglion sentinelle (Sienna+*, Sysmex) et repérer les lésions mammaires non palpables (Magseed*, Endomag). Il est aussi doté d'un mammographe numérique performant et peut faire de la tomosynthèse (acquisition 3D), avec en outre un accès à l'IRM du GHPSJ. Il a pour objectif de proposer aux femmes un circuit "cancer du sein" plus rapide, plus précis et personnalisé dans le diagnostic et le traitement, ont expliqué les équipes mardi lors d'un atelier presse. Les délais sont rapides, inférieurs à une semaine.
Communiqué de presse du GHPSJ, 15/06/2018

 
Première thyroïdectomie ambulatoire réalisée à l'AP-HP pour un cancer

Les équipes du service de chirurgie viscérale et endocrinienne de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) ont réalisé mercredi 13 juin une thyroïdectomie ambulatoire chez une patiente de 51 ans souffrant d’un cancer de la thyroïde. Elle est entrée à l'hôpital à 10 heures et a pu ressortir en milieu d'après-midi. C'est la première fois qu'une opération de ce type est réalisée pour un cancer à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris. Cette intervention s’ajoute aux huit autres thyroïdectomies réalisées en ambulatoire, pour d'autres motifs, depuis l’ouverture début avril 2018 de la nouvelle unité de chirurgie ambulatoire multidisciplinaire de la Pitié-Salpêtrière.
Communiqué de presse de l'AP-HP, 20.06.2018

 
Le futur CHU de Nantes lauréat du European Healthcare Design Congress 2018

Le futur CHU de Nantes est lauréat du concours international d'architecture consacré aux projets de santé, le European Healthcare Design Congress 2018, dans la catégorie "Future Healthcare Design". Ce prix évalue la capacité du projet à prendre en compte l’innovation médicale et technologique, la santé et le bien-être des patients et des professionnels, l’amélioration de la qualité des prises en charge et la possibilité de délivrer des soins accessibles, efficients, équitables et respectueux du développement durable. C'est une reconnaissance du travail du CHU et de l’équipe de maîtrise d’oeuvre (Art&Build, Pargade Architectes, Artelia, Signes Paysage) "pour imaginer un hôpital répondant au mieux aux enjeux de la médecine de demain", salue l'établissement.
Communiqué de presse du CHU de Nantes, 20.06.2018

 
Dijon: la clinique Drevon propose une nouvelle technique dans le traitement des cancers localisés de la prostate

La clinique Drevon, établissement du Groupe C2S, à Dijon, s’est dotée il y a un an d’une nouvelle technique dans le traitement des cancers localisés de la prostate. Baptisée Focal One* et développée par la société française EDAP TMS, cette technique repose sur un traitement par ultrasons focalisés à haute intensité (Hifu), sans incision ni irradiation. Au sein de la clinique, 30 interventions avec le Focal One* ont déjà été pratiquées. Le temps total de la procédure varie de 30 minutes à 1h30 selon la taille de la tumeur: elle peut permettre un retour chez soi en ambulatoire ou le lendemain. Cette nouvelle technique s'inscrit "dans une dynamique d’investissement forte, [...] de l’ordre de 4 millions d’euros", ajoute la clinique, assurant que cela "lui permet de proposer un plateau technique particulièrement moderne sur les volets oncologie et ophtalmologie notamment".
Communiqué de presse de la clinique Drevon, 21.06.2018

 
Le thiosulfate de sodium divise par 2 le risque de perte auditive due au cisplatine dans l'hépatoblastome

WASHINGTON, 21 juin 2018 (APMnews) - Un traitement concomitant par thiosulfate de sodium a permis de diviser par 2 le risque de perte auditive chez des enfants et adolescents souffrant d'hépatoblastome traités par cisplatine, dans une étude randomisée dont les résultats sont publiés jeudi dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
La chirurgie associée au cisplatine pré et post-opératoire a montré son efficacité dans l'hépatoblastome mais l'anticancéreux peut causer des pertes auditives graves et irréversibles.
Des études de phase précoce ont montré que le thiosulfate de sodium pouvait avoir un effet otoprotecteur quand il est administré 4 à 8 heures après le cisplatine. Il a donc été évalué dans ce cancer.
Penelope Brock du Great Ormond Hospital à Londres et ses collègues ont conduit une étude chez 109 patients âgés de 1 mois à 18 ans souffrant d'hépatoblastome qui ont tous reçu le traitement par 4 cycles pré-opératoires de cisplatine, la chirurgie puis 2 cycles post-opératoires de cisplatine. Ils ont été randomisés entre l'ajout de thiosulfate de sodium donné à chaque cycle 6 heures après le cisplatine, ou pas de thiosulfate.
Le risque de perte auditive de grade 1 ou plus a été divisé pratiquement par 2 (le risque relatif était diminué de 48%): cette complication a concerné 63% des patients dans le groupe contrôle et seulement 33% dans le groupe ayant reçu du thiosulfate de sodium.
Ce traitement complémentaire n'a pas eu d'impact sur l'efficacité. La survie sans événement à 3 ans s'élevait à 82% dans le groupe thiosulfate et 79% dans le groupe contrôle. La survie globale à 3 ans s'élevait respectivement à 98% et 92%.
(NEJM, 21 juin, vol. 378, n°25, p2376-2385)
fb/nc/APMnews

 
Le CH de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va inaugurer sa maison des usagers

Le centre hospitalier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va inaugurer le jeudi 28 juin à l'hôpital Delafontaine une maison des usagers, qui sera mise en service début septembre, a-t-on appris auprès de la direction la semaine dernière. L'animation de ce lieu d'accueil, d’information, d'orientation et d’expression, soutenu par la mairie de Saint-Denis, sera confiée à des associations en partenariat avec les professionnels de santé. Située à proximité des halls d’accueil des deux bâtiments principaux, la maison des usagers s’organisera autour de plusieurs espaces: accueil, confidentialité, enfants, documentation, ateliers thématiques et détente. "L’objectif est aussi de créer une collaboration formelle et visible entre les associations et l’institution hospitalière, propice au dialogue et à une réflexion commune sur les problématiques concernant la prise en charge des patients", en particulier des populations défavorisées, souligne la direction dans un communiqué.
Communiqué de presse du CH de Saint-Denis, 14 juin 2018

 
Cinq ans après le diagnostic de cancer, près des 2/3 des patients souffrent de séquelles dues à la maladie ou son traitement

PARIS, 20 juin 2018 (APMnews) - Cinq ans après un diagnostic de cancer, 63,5% des patients souffrent de séquelles dues à la pathologie ou à son traitement, montre l'étude VICAN5 présentée par l'Institut national du cancer (Inca) lors d'une conférence de presse à Paris mercredi.
Le Pr Norbert Ifrah, président de l'Inca, a rappelé en ouverture de la conférence de presse que le cancer touche 1.100 individus par jour, dont 4 enfants, mais que globalement, "on observe une évolution positive, globale et progressive des taux de survie nets". Ce taux variant toutefois de 4% à 97% selon la localisation de la maladie.
S'inscrivant dans la continuité de l'enquête VICAN2 publiée en 2014 (cf dépêche du 10/06/2014 à 19:07), VICAN5 a impliqué 4.172 participants âgés entre 18 et 82 ans au moment du diagnostic. Elle était focalisée sur 12 localisations de cancer: sein, prostate, mélanome, thyroïde, côlon-rectum, voies aérodigestives supérieures, vessie, rein, lymphome non hodgkinien, col et corps de l'utérus, et poumon.
Les résultats proviennent de l'analyse de 3 types de données issues d'enquêtes médicales réalisées auprès des équipes soignantes, du système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie (Sniiram) et d'une enquête téléphonique par questionnaire menée auprès des patients.
Le Dr Patrick Perreti-Watei, de l'université Aix-Marseille, a précisé que depuis le début de l'étude un patient sur 10 était décédé et un sur 10 avait développé des métastases.

Fatigue, douleurs, anxiété

Sur l'ensemble des personnes interrogées, 33,1% ont déclaré ne pas avoir de suivi spécifique de leur cancer en médecine générale.
Or, 63,5% des participants à l'étude ont spontanément rapporté avoir des séquelles dues au cancer ou aux traitements.
Le symptôme le plus fréquemment signalé (48,7%) était une fatigue "cliniquement significative". Quant à la douleur, le plus souvent chronique et invalidante, sa prévalence s'élevait à 73% au cours des 15 derniers jours de l'enquête.
Par ailleurs, 32,5% des personnes ont décrit une dégradation persistante de leur qualité de vie mentale. Il s'agissait de troubles dépressifs dans un cas sur six et d'une anxiété chez une personne sur deux.

Vie professionnelle et situation financière durablement modifiées

Plus d'un quart des personnes (26,3%) ont vu leurs revenus baisser. Pour 53,7% cette diminution est survenue au cours des trois années suivant le diagnostic.
A 5 ans, l’aménagement du temps de travail a été la mesure la plus fréquemment recensée (62,7 %) pour les personnes en emploi au moment du diagnostic, mais 20% des personnes âgées de 18 à 54 ans travaillant au moment du diagnostic n'avaient plus d'emploi cinq ans après. Globalement, 24% des salariés avaient repris un emploi à temps partiel thérapeutique, la majorité s'est estimée satisfaite de cette mesure.
De manière générale, les patients les plus touchés par ces répercussions étaient les femmes et les personnes en situation de précarité financière, a indiqué le Dr Perreti-Watei.

Altération de la vie quotidienne, règles hygiéno-diététiques et prévention

Globalement, 34,3% des personnes ont déclaré ne pas avoir modifié leur pratique d’activité physique, mais 53% ont réduit leur activité physique ou y ont totalement renoncé tandis que 12,7% affirment en pratiquer davantage. L'enquête montre que 48,8% des hommes et 52,6% des femmes s'estiment tout de même limités.
Les patients étaient 41,1% à signaler avoir modifié leur alimentation depuis leur diagnostic, parce que leurs goûts ont changé et/ou par le souhait d'une alimentation plus saine.
Le Dr Perreti-Watei a souligné que les changements d'habitudes alimentaires sont plus souvent retrouvés chez les femmes et les anxieux.
En termes de prévention, 61,9% des femmes atteintes d'un cancer autre que celui du sein ont déclaré avoir fait une mammographie dans les deux dernières années.
Par ailleurs, quatre fumeurs survivants sur 10 ont arrêté de fumer. Cet arrêt dépendant de la localisation du cancer, du profil sociodémographique et socio-économique. Le sociologue a indiqué que "quel que soit l'âge, le recul du tabagisme est nettement plus marqué chez les hommes que chez les femmes, on constate un effet du genre assez massif".
Cette enquête a été réalisée en partenariat avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et les principaux régimes d'assurance maladie (Cnam et MSA).
cab/fb/ab/APMnews

 
La HAS de nouveau saisie sur la généralisation du dépistage néonatal de la drépanocytose (Agnès Buzyn)

PARIS, 20 juin 2018 (APMnews) - La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a décidé de saisir de nouveau la Haute autorité de santé (HAS) au sujet de la pertinence d'une généralisation du dépistage néonatal de la drépanocytose, a-t-elle annoncé mardi lors de la séance des questions orales au Sénat.
La ministre a été interrogée par George Patient (LREM, Guyane), qui a rappelé que de nombreux enfants drépanocytaires naissaient encore aujourd'hui sans être dépistés.
La drépanocytose fait partie des 5 maladies inscrites au programme national de dépistage néonatal. Ce dépistage est généralisé chez tous les nouveau-nés depuis 1989 dans les départements et régions d'outre-mer, tandis qu'en métropole il est réalisé depuis 1995, et de façon ciblée, chez les nouveau-nés dont les parents sont originaires de régions à risque.
La HAS avait déjà été saisie en 2014 par direction générale de la santé (DGS) sur la question de l'élargissement éventuel du dépistage à l'ensemble de la population de France métropolitaine. L'agence n'avait alors "pas relevé de signaux clairs d'un manque d'efficacité de la stratégie du dépistage néonatal ciblé", a indiqué Agnès Buzyn mardi.
Depuis, des études ont été publiées, notamment par une équipe de l'hôpital Necker (AP-HP, Paris), et le défenseur des droits a récemment préconisé la mise en place à titre expérimental d'un dépistage généralisé dans une région de métropole où la prévalence de la drépanocytose est élevée avant d'envisager une généralisation à toute la métropole, a ajouté la ministre. "Notamment je pense à l'Ile-de-France" pour la mise en place expérimentale du dépistage généralisé, a-t-elle dit.
"Cette préconisation a retenu toute mon attention. C'est pourquoi j'ai décidé, notamment au regard des données médicales récentes qui m'ont été apportées, de saisir de nouveau la Haute autorité de santé, afin qu'elle puisse indiquer si les données disponibles peuvent conduire à une révision de son avis de 2014. Il s'agira également de définir, si tel était le cas, les modalités pertinentes d'une généralisation de ce dépistage néonatal sur tout le territoire métropolitain", a déclaré Agnès Buzyn.
Le défenseur des droits a été saisi de cette question le 22 novembre 2017 par l'Association pour l'information et la prévention de la drépanocytose (APIPD). L'association a mis en ligne sur son site le 4 avril la décision rendue par le défenseur des droits, qui lui a été transmise ainsi qu'à la ministre des solidarités et de la santé, au directeur général de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), à la directrice générale de l'Agence de la biomédecine (ABM), à la présidente de la HAS et au président de l'Association française pour le dépistage et la prévention des handicaps de l'enfant (AFDPHE).
"Le défenseur des droits considère que le maintien d'un dépistage ciblé de la drépanocytose est contestable en l'état actuel des connaissances", est-il indiqué dans la décision.
"Pour cibler les diagnostics néonataux sur les populations les plus à risque, les professionnels de santé cherchent à connaître l'origine géographique des parents en se fondant, dans les faits, souvent sur des caractéristiques visibles telles que la couleur de peau. Ces pratiques tendent à stigmatiser certains groupes de la population; elles pourraient par ailleurs être de moins en moins efficaces au vu des brassages de populations en France métropolitaine. Or, l'absence de dépistage de personnes à risque mais non concernées par les actions de dépistage ciblé présente des conséquences médicales majeures", souligne le défenseur des droits.
Il préconise par conséquent un dépistage systématique dans une région de métropole, et sur la base des résultats de cette expérimentation, l'extension à certaines régions ou à tout le territoire pourrait être décidée par les pouvoirs publics.
cd/ab/APMnews

 
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