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Une antibioprophylaxie après le diagnostic de myélome diminue les décès précoces dus aux infections

(Par François BOISSIER, au congrès de l'ASH)
ATLANTA, 13 décembre 2017 (APMnews) - Les patients auxquels un myélome multiple a été diagnostiqué pourraient bénéficier d'un traitement antibiotique afin de prévenir les infections et ainsi diminuer la mortalité précoce causée par ces infections, selon une grande étude randomisée britannique présentée lundi au congrès de l'American Society of Hematology (ASH) à Atlanta.
Les infections survenant dans les 12 premières semaines qui suivent un diagnostic de myélome constituent la principale cause du taux élevé de décès précoce dans ce cancer hématologique, rappelle Mark Drayson de l'université de Birmingham (Royaume-Uni) dans le résumé de l'étude.
D'où l'intérêt qu'aurait un traitement antibiotique donné de façon prophylactique. Les chercheurs ont évalué cette hypothèse dans une étude randomisée, en choisissant la lévofloxacine car cette fluoroquinolone est active sur les infections habituellement rencontrées chez les patients souffrant de myélome.
L'étude TEAMM a été conduite chez 977 patients dont le myélome avait été récemment diagnostiqué et qui devaient débuter un traitement dans les 2 semaines ou l'avaient débuté dans les 2 semaines précédentes. La lévofloxacine ou un placebo ont été donnés durant 2 semaines. Une partie des patients ont également reçu, de façon non randomisée, l'association triméthoprime-sulfaméthoxazole en prévention de la pneumocystose.
Alors que 27% des patients contrôles ont eu un événement (épisode fébrile et/ou décès), ce fut le cas de 19% des patients traités par lévofloxacine, soit une baisse de risque statistiquement significative.
Notamment, il y a eu respectivement 8 décès dans le groupe lévofloxacine et 22 décès dans le groupe placebo. Un effet sur les décès qui toutefois n'était plus visible à plus long terme: la mortalité à un an n'était pas statistiquement différente, ont noté les chercheurs britanniques.
Le nombre total d'infections cliniquement documentées était également diminué par la lévofloxacine: 214 cas contre 329.
Un tiers des patients ont également reçu l'association triméthoprime-sulfaméthoxazole. Celle-ci a aussi diminué le risque infectieux et les auteurs ont constaté que la combinaison lévofloxacine-triméthoprime-sulfaméthoxazole avait un effet additif.
Mais ce traitement n'était pas randomisé. Les chercheurs estiment donc que l'ajout de triméthoprime-sulfaméthoxazole à la lévofloxacine en prophylaxie dans le myélome devrait aussi faire l'objet d'une étude randomisée.
Des durées de prophylaxie supérieures à 12 semaines devraient aussi être évaluées.
fb/ab/APMnews

 
Lymphome à cellules du manteau: taux élevé de réponse avec l'acalabrutinib

(Par François BOISSIER, au congrès de l'ASH)
ATLANTA, 13 décembre 2017 (APMnews) - Le nouvel inhibiteur de kinase acalabrutinib (Calquence*, AstraZeneca) a donné un taux de réponse élevé en traitement de lymphomes à cellules du manteau récidivants ou réfractaires, dans une étude de phase II dont les résultats ont été présentés ce week-end au congrès de l'American Society of Hematology (ASH) à Atlanta, et publiés en ligne par le Lancet.
L'acalabrutinib est un inhibiteur de la kinase de Bruton, comme l'ibrutinib (Imbruvica*, Janssen, groupe Johnson & Johnson). Il est donc logiquement évalué dans des indications similaires. Des premiers résultats ont déjà été obtenus dans la leucémie lymphoïde chronique (cf dépêche du 10/12/2015 à 13:12). Il montre maintenant son effet dans le lymphome à cellules du manteau, dans l'étude ACE-LY-004.
Un total de 124 patients en échec après en médiane 2 traitements ont été traités par l'acalabrutinib.
Un taux de réponse de 81%, dont 40% de réponse complète, a été observé, qui correspond à un taux élevé de réponse dans cette indication, a souligné Michael Wang du MD Anderson Cancer Center à Houston (Texas).
Avec 15 mois de suivi médian, ni la médiane de survie sans progression ni la survie globale n'étaient atteintes.
A un an, 72% des patients avaient une réponse durable. La survie sans progression à un an était de 67% et la survie globale de 88,7%.
Les principaux effets indésirables étaient des céphalées, diarrhées, de la fatigue et des myalgies, d'intensité mineure. Parmi les effet plus graves, des neutropénies, anémies et pneumonies ont été observées chez quelques patients. Le profil de sécurité est ainsi considéré comme "favorable".
"Ces résultats suggèrent un rôle important pour l'acalabrutinib dans le traitement du lymphome à cellules du manteau récidivant/réfractaire", conclut le chercheur.
fb/ab/APMnews

 
Le CHU de Toulouse reconnu pour son engagement environnemental, son respect des valeurs sociales et sa gouvernance

Le CHU Toulouse se classe à la première place des CHU dans le cadre de la notation réalisée en 2017 par Vigeo Eiris. Cette agence internationale indépendante de recherche et d’évaluation réalise des évaluation "environnement, social et gouvernance (ESG)". Ce classement consiste à évaluer le comportement d’une institution selon six domaines: l’environnement, l’engagement sociétal, le comportement dans le secteur d’activité, le respect des droits humains, la gouvernance et la gestion des ressources humaines.
Communiqué de presse du CHU de Toulouse, 12.12.2017

 
Paca: un dispositif d'emploi accompagné mis en place pour les personnes en situation de handicap

L'agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) pilote la mise en oeuvre du dispositif d’emploi accompagné pour les personnes en situation de handicap. Il débutera dès la fin de l'année, avec une enveloppe de plus de 455.000 euros. Le but est d'accompagner les employeurs et les personnes en situation de handicap pour permettre à ces dernières d’accéder et de se maintenir dans l’emploi. Le dispositif vise à évaluer la situation du travailleur handicapé, déterminer un projet professionnel, assister la personne dans sa recherche, et l'accompagner dans l’emploi. Ce nouveau dispositif accompagnera une centaine de personnes en situation de handicap. Il sera déployé dans trois départements en Paca par les associations retenues: l'association La Chrysalide à Marseille, l'association Adapei Var Méditerranée à La Valette du Var et l’association Isatis à Avignon.
Communiqué de presse de l'ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur, 12.12.2017

 
Inauguration du nouvel appareil de radiothérapie CyberKnife M6 à l'institut de cancérologie de Lorraine

L'institut de cancérologie de Lorraine doit inaugurer mercredi son nouvel appareil de radiothérapie dernière génération, CyberKnife M6. Il s'agit du seul appareil de radiothérapie dédié à la stéréotaxie (pour les traitement de cancers du cerveau) intra et extra cérébrale dans le Grand Est. Il permet la guérison de cancers du foie, du rein ou du poumon inopérables, et la destruction sans chirurgie de métastases cérébrales, hépatiques et pulmonaires. Le coût total de l'appareil et de son installation est de 6,7 millions d'euros. Son acquisition a été soutenue notamment par l'agence régionale de santé (ARS), et également financée par des dons et legs.
Dossier de presse de l'Institut de cancérologie de Lorraine, 11.12.2017

 
Bruno Riou va poursuivre son mandat de doyen de la faculté de médecine à Sorbonne Universités (Paris)

Bruno Riou, doyen de la faculté de médecine de l'université Pierre et Marie (UPMC) à Paris depuis le 12 février 2015 va poursuvret son mandat au sein de la nouvelle entité Sorbonne Universités, qui verra le jour le 1er janvier 2018. Cette communauté d'universités et établissements est issue de la fusion de l’université Paris-Sorbonne et de l'UMPC. Bruno Riou est professeur d'anesthésie-réanimation à l'UPMC et chef du service des urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). Vice-président santé de l’UPMC de 2003 à 2015, il est président de la conférence des doyens de santé d'Ile-de-France.
Communiqué de presse de l'université Pierre et Marie Curie, 12.12.2017

 
Cancer de la tête et du cou: la chimioradiothérapie hebdomadaire faible dose moins efficace que toutes les trois semaines

WASHINGTON, 12 décembre 2017 (APMnews) - Une chimioradiothérapie administrée à faible dose chaque semaine n'est pas aussi efficace que lorsqu'elle l'est toutes les 3 semaines à de plus fortes doses de cisplatine, chez les patients atteints de carcinome à cellules épidermoïdes de la tête et du cou, selon les résultats d'un essai randomisé de phase III publiés vendredi dans le Journal of Clinical Oncology (JCO).
Dans les carcinomes à cellules épidermoïdes de la tête et du cou, une chimiothérapie de cisplatine haute dose (100 mg/m²) toutes les 3 semaines combinée à une radiothérapie concomittante réduit le risque de récidives locorégionales et prolonge la survie. Toutefois, cette stratégie thérapeutique induit une toxicité aiguë sévère chez plus de trois quarts des patients
Administrer le cisplatine à faible dose toutes les semaines présente plusieurs avantages, notamment la facilité de l'administration, le moindre recours aux soins de support, une moindre toxicité et une augmentation de la dose-intensité. Cette stratégie est largement utilisée alors que seules des études rétrospectives l'ont comparé à une chimioradiothérapie toutes les 3 semaines.
Afin de disposer d'éléments solides, Vanita Nohonra du Tata Memorial Hospital à Bombay et ses collègues ont conduit un essai randomisé comparant ces deux stratégies: 30mg/m² de cisplatine toutes les semaines ou 100 mg/m² de cisplatine toutes les 3 semaines. Dans les 2 cas, la radiothérapie était administrée en même temps que la chimiothérapie.
L'essai de phase III a inclus 300 patients.
Après un suivi médian de 22 mois, le taux de contrôle locorégional était significativement plus important dans le groupe chimioradiothérapie toutes les 3 semaines (73,1%) que dans le groupe traitement hebdomadaire (58,5%).
Par ailleurs, les données de survie sans progression et de survie globale semblaient en faveur du schéma forte dose toutes les 3 semaines, mais les différences n'étaient pas statistiquement significatives.
Les toxicités aiguës de grade 3 étaient moins fréquentes chez les patients du groupe cisplatine hebdomadaire (71,6%) que les participants traités avec le schéma standard (84,6%). Cette différence était statistiquement significative.
Au vu de ces résultats, les auteurs estiment que malgré une toxicité plus importante, le schéma forte dose toutes les 3 semaines devrait rester le standard parce qu'il assure un meilleur contrôle loco-régional.
Cet avantage en termes d'efficacité doit néanmoins être mis en balance avec un sur-risque d'effets secondaires graves.
(JCO, publication avancée en ligne du 8 décembre)
vib/gb/APMnews

 
L'ARS Normandie lance une évaluation de l?organisation des soins palliatifs à domicile

L’agence régionale de santé (ARS) de Normandie réalise une enquête d’évaluation de l’organisation des soins palliatifs à domicile dans la région. Il s'agit de recueillir la parole et l’avis des proches et/ou de la famille de patients qui ont bénéficié de soins palliatifs à leur domicile, pour s'assurer que ce mode de prise en charge répond à leurs besoins. Chaque participant peut répondre à l'enquête disponible en ligne jusqu'au samedi 23 décembre. Un rapport final est attendu pour fin janvier 2018. L'enquête est réalisée dans le cadre du plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie.
Communiqué de presse de l'ARS Normandie, 08.12.2017

 
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