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L'ajout d'Avastin* au traitement classique sans bénéfice dans le gliome pédiatrique de haut grade

WASHINGTON, VILLEJUIF (Val-de-Marne), 14 février 2018 (APMnews) - Ajouter Avastin* (bévacizumab, Roche) à une thérapie standard associant radiothérapie et chimiothérapie n'apporte pas de bénéfice aux enfants et adolescents atteints d'un gliome de haut grade, selon les résultats de l'essai de phase II HERBY, publiés en février dans Journal of Clinical Oncology (JCO).
Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne) a communiqué mardi sur cette étude, notamment à l'occasion de la journée internationale du cancer de l'enfant jeudi. L'institut précise que la caractérisation de la tumeur des enfants conduite dans le cadre de cet essai a permis d'identifier des formes de cancer de meilleur pronostic.
Le bévacizumab est approuvé dans plus de 60 pays chez les adultes souffrant de glioblastome récidivant.
Jacques Grill de Gustave-Roussy et ses collègues ont évalué l'addition du bévacizumab à un traitement par radiothérapie + témozolomide chez des enfants de 3 à 18 ans atteints d'un gliome de haut grade localisé.
L'essai de phase II randomisé HERBY a été conduit en ouvert auprès de 121 enfants recrutés dans 70 centres. C'est le plus important essai pédiatrique dans cette pathologie, précise Gustave-Roussy dans son communiqué.
Dans cet essai, la survie sans événement médiane n'était pas significativement différente dans les deux groupes: 11,8 mois avec le traitement standard, contre 8,2 mois avec le bévacizumab.
De plus, le bévacizumab n'a pas amélioré la survie globale, alors qu'il était associé à un sur-risque d'effets secondaires graves et d'interruption précoce du traitement en raison des effets secondaires.
Ces résultats sont contradictoires avec les résultats obtenus chez l'adulte, notent les auteurs.
L'étude démontre qu'un traitement qui a un intérêt chez l'adulte n'en a pas forcément chez l'enfant, pointe Gustave-Roussy, qui ajoute qu'il est donc "indispensable" d'évaluer par des études le bénéfice d'un médicament chez l'enfant.
Dans cette étude, tous les enfants ont bénéficié d'un séquençage de leur tumeur. "Pour la première fois, nous avons caractérisé ces tumeurs de façon extrêmement précise et nous avons découvert que c'était une pathologie plus hétérogène que ce que nous pensions. Cela nous a permis de définir des groupes de malades qui répondaient au traitement de manière différente", souligne le Dr Grill, dans le communiqué de Gustave-Roussy.
L'équipe a mis en évidence des formes de meilleur pronostic dans laquelle plus de la moitié des enfants étaient en rémission.
Les chercheurs ont constaté que le traitement de référence, avec ou sans bévacizumab, était plus efficace dans les gliomes malins de formes hémisphériques que de la ligne médiane, de nature biologique différente. "Il est donc probable qu'à l'avenir ces deux types de gliomes malins pédiatriques soient traités différemment", indique le communiqué.
Les données histologiques, biologiques, génétiques et radiologiques recueillies dans cette étude ont été regroupées dans une base de données académique mise à la disposition des chercheurs.
(JCO, publication avancée en ligne du 4 février)
vib/gb/APMnews

 
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