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Dépistage du cancer du sein: l'Inca publie un livret d'information pour les patientes, abordant avantages et inconvénients

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 13 septembre 2017 (APMnews) - L'Institut national du cancer (Inca) a présenté mercredi lors d'un point presse le livret d'information des patientes sur le dépistage du cancer du sein qui sera envoyé à toutes les femmes de 50 ans lors de leur invitation à entrer dans le dépistage, qui se veut "clair", "plus complet" que les informations données dans le passé et abordant les avantages mais aussi les inconvénients de ce dépistage.
La réalisation de ce livret constitue la première étape du plan d'action dont les détails ont été annoncés au printemps dernier par la ministre de la santé de l'époque Marisol Touraine (cf dépêche du 06/04/2017 à 12:00) et dont la mise en oeuvre a été confiée à l'Inca, a souligné le président de l'Inca, Norbert Ifrah.
Le livret "a été conçu comme un outil d'information mais aussi d'ouverture au dialogue" entre les femmes et les professionnels de santé, médecin généraliste en tête, a-t-il expliqué.
Le livret, de 16 pages en petit format, "accompagnera la lettre d'invitation au dépistage" envoyée aux femmes de 50 ans, l'âge d'entrée dans ce programme de dépistage, a précisé Jérôme Viguier, directeur du pôle santé publique et soins de l'Inca.
Répondant à une question, il a indiqué qu'il n'était pas prévu à ce stade de l'envoyer aux femmes de plus de 50 ans qui ne participent pas au dépistage, dans le cadre des relances. Mais un dépliant de taille plus réduite qui est envoyé aux femmes tous les 2 ans à chaque invitation au dépistage est également en cours de révision, a précisé Carine Delrieu, directrice de la communication et de l'information des publics de l'Inca.
A la fin 2017, l'information aux femmes sera complétée par un site internet sur ce dépistage, avec des informations personnalisées selon l'âge de la personne, afin de donner des précisions aussi pour les femmes n'ayant pas encore l'âge ou ayant dépassé l'âge de participation au dépistage organisé.

Un document bientôt pour les médecins généralistes

Quant aux médecins généralistes, dont le rôle devient plus important dans le plan de modernisation du dépistage -avec notamment 2 consultations de prévention prévues aux âges de 25 ans et de 50 ans-, il y aura un effort d'information "pour que leur capacité de dialogue et de délivrance de l'information aux patientes soit adéquate". Ils recevront au dernier trimestre 2017 un document enrichi par rapport au livret pour les patientes, un guide d'entretien, qui "a été conçu avec" les représentants des médecins généralistes. Et des formations seront organisées.
Dans l'immédiat, ils ne sont pas destinataires du livret qui est envoyé aux femmes de 50 ans. Interrogé sur le fait qu'ils verront arriver en consultation des femmes qui leur parleront d'un document qu'ils n'ont pas vu auparavant, Norbert Ifrah a souligné que dans le passé, très régulièrement les médecins ont été destinataires d'informations sur le dépistage du cancer du sein. Ils "connaissent déjà toutes les informations contenues dans le livret" et sont à même de répondre à leurs patientes.
Décrivant le livret envoyé aux femmes invitées à se faire dépister, Jérôme Viguier a indiqué que "l'information était plus complète que dans les dépliants envoyés auparavant". De plus, ce sera la même information pour toutes sur tout le territoire alors que dans le passé il pouvait y avoir des différences selon les régions.
Il "doit permettre une information éclairée sur les enjeux du dépistage", incluant "les avantages mais aussi les risques et les limites".
"Nous abordons dans le livret les questions des faux-positifs, des faux-négatifs, des cancers de l'intervalle, du surdiagnostic et du surtraitement ainsi que des cancers radio-induits". Mais "nous mettons aussi en exergue les risques liés à l'absence de dépistage", a-t-il ajouté.
Par exemple, sur le surdiagnostic, il est indiqué que "10% à 20% des cancers détectés n'évolueront pas et n'auraient pas été détectés en absence de mammographie". Il s'agit donc de surdiagnostic, qui est "inhérent à tout acte de dépistage". Il est expliqué ensuite que "comme il n'est pas encore possible de prédire l'évolution d'une lésion cancéreuse au moment où elle est dépistée, il est souvent proposé par précaution de traiter l'ensemble des cancers détectés".
Et sur l'absence de dépistage, le livret indique que "si vous développez un cancer du sein et si vous n'avez pas réalisé régulièrement un dépistage, il sera diagnostiqué à un stade plus avancé" et "cela réduira les chances de guérison et aura un impact plus important sur votre qualité de vie".
Au sujet des cancers radio-induits, il est précisé que "le risque de décès par cancer radio-induit est de l'ordre de 1 à 10 pour 100.000 femmes ayant réalisé une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans", mais que "le nombre de décès évités avec le dépistage est largement supérieur".
Il s'agissait de "dire plus et dire mieux" qu'auparavant, a indiqué Carine Delrieu. Mais aussi "dire pourquoi" le dépistage a un intérêt, et "dire comment", c'est-à-dire décrire aux patientes comment les choses se passent en pratique.
Le livret contient uniquement du texte, alors qu'on est dans un monde de plus en plus basé sur le visuel. Carine Delrieu a estimé qu'il fallait "faire confiance aux mots", pour pouvoir expliquer clairement les choses... tout en restant "sobre": les femmes ne sont pas noyées sous les chiffres. Il faut selon elle "10 minutes pour lire calmement" ce document.

Dans les polémiques sur le dépistage, "il y a beaucoup de postures"

Concernant les controverses, dont Norbert Ifrah a estimé qu'elles partaient de "prises de position parfois péremptoires", les éléments de réponse cités ci-dessus sont disséminés à différentes pages. Interrogé par APMnews, le président de l'Inca a justifié le choix de ne pas rassembler les réponses aux polémiques sur une seule page de type questions-réponses par le fait que "cela aurait été un peu simpliste, aurait manqué de nuance".
"Nous avons tenté de montrer les éléments du compromis, là où certains pourraient attendre des certitudes". Ce livret "n'est pas une réponse à une polémique, c'est une réponse à toutes les questions que les femmes peuvent se poser" sur ce sujet, a renchéri Carine Delrieu.
Jérôme Viguier a par ailleurs estimé que dans ces polémiques, "il y a beaucoup de postures: on peut faire dire des choses opposées aux même chiffres. Par exemple on peut dire que le dépistage ne sauve qu'une femme sur 5, ou qu'il diminue de 20% la mortalité". Là où les opposants au dépistage voient le "verre à moitié vide", ses partisans le voient "à moitié plein". Au-delà des chiffres, "c'est la posture qui les accompagne qui peut être caricaturale". Il a ajouté que l'Inca "assume sa position et recommande le dépistage".
Il a également rappelé que les polémiques ont porté notamment sur l'impact du dépistage sur la mortalité, alors qu'il ne fallait pas oublier les impacts "sur la vie des patientes" d'un cancer détecté tardivement, aussi bien d'un point de vue médical que sociétal.
Par ailleurs, au-delà du dépistage, le livret aborde d'autres questions sur le cancer du sein, comme les facteurs de risque et les possibilité de prévenir ce cancer dont le risque est augmenté par le tabagisme, la consommation d'alcool, la prise de poids et est influencé par l'alimentation. Il rappelle également les signes d'alerte -les modifications des seins- qui doivent faire consulter un médecin.
Enfin, en fin de livret, il est proposé aux femmes qui hésitent de lister leurs questions pour en parler à leur médecin, et à celles qui ne souhaitent pas se faire dépister de remplir le questionnaire associé au courrier d'invitation et le renvoyer.
Interrogé par APMnews sur la légère baisse de participation en 2016 (cf dépêche du 31/03/2017 à 18:03), Jérôme Viguier a estimé qu'il y avait depuis plusieurs années "un plateau, qui s'émousse".
Il y voit plusieurs explications possibles et complémentaires: des effets des polémiques médiatisées sur l'intérêt du dépistage, d'une part sur des médecins qui ont pu commencer à douter, d'autre part sur les femmes, dans un contexte général de "défiance" vis-à-vis des positions officielles, comme on le voit aussi sur la vaccination; et un possible effet de la précarité, dont on sait qu'elle est un facteur de non-dépistage, et qui augmente avec les difficultés économiques.
fb/ab/APMnews

 
Cancer du rein: le cabozantinib réduit de moitié le risque de progression ou de décès par rapport au sunitinib

(Par Sylvie LAPOSTOLLE, à l'ESMO)
MADRID, 13 septembre 2017 (APMnews) - Le cabozantinib (Cabometyx*, Ispen/Exelixis) a réduit de 52% le risque de progression ou de décès par rapport au sunitinib (Sutent*, Pfizer) dans le traitement de première ligne du cancer du rein avancé de pronostic intermédiaire ou mauvais, montrent les dernières données de l'étude CABOSUN présentées au congrès de l’European Society for Medical Oncology (ESMO) qui s'est tenu à Madrid jusqu'à mardi.
L'étude de phase II randomisée CABOSUN menée par le groupe coopérateur américain ALLIANCE avec Exelixis, a été présentée lors du précédent congrès de l'ESMO en 2016 (cf dépêche du 11/10/2016 à 08:18) et publiée depuis dans le Journal of Clinical Oncology (JCO). Ispen et son partenaire Exelixis ont annoncé en mai une confirmation des résultats par un comité indépendant leur permettant de déposer une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Ipsen a annoncé vendredi que l'Agence européenne du médicament (EMA) avait accepté d'étudier la demande d'extension en première ligne déposée fin août sur la base de ces données actualisées (cf dépêche du 11/09/2017 à 19:20). Le médicament est déjà homologué en 2e ligne dans le cancer du rein. Aux Etats-Unis, la demande d'extension a été déposée en août.
L'étude a inclus 157 patients atteints d'un cancer du rein à cellules claires avancé de pronostic intermédiaire ou mauvais selon les critères IDMC non encore traité.
Selon les données actualisées, après examen par un comité radiologique indépendant, l'amélioration du critère d'évaluation principal, la survie sans progression, est plus importante qu'initialement rapportée avec une réduction de 52% du risque de progression ou de décès, a rapporté dimanche le Dr Toni Choueiri du Dana-Farber Cancer Center à Boston.
La médiane de la survie sans progression était de 8,6 mois dans le bras cabozantinib versus 5,3 mois dans le bras sunitinib, soit un gain de 3,3 mois.
Le sunitinib est le traitement standard depuis de nombreuses années en première ligne mais il est en passe d'être détrôné par l'association d'immunothérapies nivolumab (Opdivo*, Bristol-Myers Squibb) + ipilimumab (Yervoy*, BMS), selon une étude de phase III positive présentée dimanche au congrès de l'ESMO qui a montré une augmentation de la survie globale chez les patients de pronostic intermédiaire à mauvais, note-t-on (cf dépêche du 11/09/2017 à 09:29).
En revanche, le cabozantinib qui cible le VEGF, n'a pas amélioré la survie globale (critère secondaire) de manière statistiquement significative. Une tendance favorable était observée pour les patients du groupe cabozantinib. La médiane était de 26,6 mois vs 21,2 mois avec le sunitinib.
Le taux de réponse était de 20% vs 9% dans cette évaluation indépendante.
sl/ab/APMnews

 
Savoie: l'hôpital Reine-Hortense participera à la première édition d'une course handisport

Le service de soins de suite et de réadaptation (SSR) neurologique de l’hôpital Reine-Hortense à Aix-les-Bains, qui dépend du CH Métropole Savoie, participera à la première édition de "La Savoie court pour Handisport". Cette course aura lieu mercredi 20 septembre, de 14h à 17h, au stade d’athlétisme de Chambéry. L'objectif est de sensibiliser le public au handicap et aux pratiques sportives adaptées. Cette manifestation a été proposée aux patients en hospitalisation complète et en hôpital de jour. Les patients suivis en externe pourront se joindre à eux. Ils seront encadrés par des membres du personnel soignant et paramédical de l'établissement.
Communiqué de presse du CH Métropole Savoie, 12.09.2017

 
Seine-et-Marne: Convention de partenariat entre la ville de Melun, le GH Sud Ile-de-France et l?hôpital congolais Panzi

Une convention de partenariat entre la ville de Melun, le groupe hospitalier Sud Ile-de-France et l’hôpital Panzi, situé à Bukavu (Sud-Kivu) en République démocratique du Congo (RDC), a été signée lundi 4 septembre. La signature a eu lieu en présence du Dr Denis Mukwege, qui s'est spécialisé dans la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles. La convention porte principalement sur quatre volets: la pratique des soins et la recherche, la formation des personnels hospitaliers et le développement des compétences, le transfert de matériels et équipements logistiques, hôteliers et biomédicaux, ainsi que le soutien à la mise en place d’une gouvernance et d’un pilotage hospitalier.
Communiqué de presse du Groupe hospitalier Sud Ile-de-France, 04.09.2017

 
Paris: Inauguration des nouveaux locaux de la maternité Sainte-Félicité

L'inauguration de la maternité catholique Sainte-Félicité à Paris aura lieu le lundi 2 octobre. Cet établissement, de niveau 2A, a emménagé dans ses nouveaux bâtiments en mars, après 3 années de travaux. Ce projet de déménagement avait pour objectif d'améliorer les conditions de prise en charge et d’accueil des futurs parents. La maternité assure une prise en charge globale du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, ainsi que la prise en charge des grossesses pathologiques et de la prématurité dans son service de néonatologie.
Communiqué de presse de la maternité Sainte Félicité, 12.09.2017

 
Soutien du SMPS aux territoires touchés par l'ouragan Irma

Le syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) a tenu à faire part, dans un communiqué, de son soutien aux victimes de l'ouragan Irma, qui a frappé les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy aux Antilles, mardi 6 septembre. Il salue également l’action des professionnels de santé pour leur venir en aide, ainsi que celle des équipes hospitalières du CHU de Fort-de-France (Martinique) et de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dont la forte mobilisation a permis la prise en charge des blessés transférés.
Communiqué de presse du SMPS, 12.09.2017

 
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